Les récentes inondations du mois de novembre 2011, qui ont eu lieu dans le Sud-Est de la France a touché entre 75 000 à 80 000 sinistrés selon les données de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA) et du Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurance (GEMA). L’estimation globale des dommages qui dans un premier temps se tenait dans une fourchette comprise entre 600 à 800 M d’euros a été revu au final à la baisse. Le bilan des dommages ont coûté en réalité entre 370 à 420 M d’euros aux assureurs.
Ce sont les habitations et les commerces ainsi que quelques exploitations agricoles du Var qui ont été le plus impactée, avec 55 % des dommages, les véhicules et les entreprises ont été plus épargnées. Le département des Alpes Maritimes représente 20% des dommages. Les 25 % restants se répartissent sur les autres départements : Alpes-de-Haute-Provence, les Bouches-du-Rhône, l’Hérault le Gard, Pyrénées-Atlantiques, la Corse-du-Sud, la Haute-Corse, l’Ardèche, la Lozère et l’Aveyron.
Cependant les organismes professionnels ne font pas mention de la ventilation des sinistres selon qu’ils aient été désignés en Catastrophe Naturelle, en tempête ou autre péril non reconnu par le régime. Car il faut savoir, que le classement en Catastrophe Naturelle et l’intervention de la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) permet une prise en charge de la moitié du coût du sinistre pour les assureurs directs.
En effet, la Caisse Centrale de Réassurance , CCR (25 premier réassureur mondial), propose avec la garantie de l’Etat, des couvertures illimitées pour des branches spécifiques au marché français. ainsi la garantie de l’état peut être engagée pour : la réassurance des risques exceptionnels liés à un transport, la réassurance de la Responsabilité Civile (RC) des exploitants de navires et installations nucléaires, la réassurance des risques de catastrophes naturelles, la réassurance des risques d’attentats et d’actes de terrorisme, la réassurance du Complément d’Assurance crédit Public (CAP). Sans quoi, le sinistre est pris en charge par les nombreux réassureurs du marché qui laissent en général à la charge des sinistrés une part plus importante à débourser.
La reconnaissance de l’état en catastrophe naturelle, permet aussi aux assurés sinistrés, de bénéficier d’une franchise modulée à la hausse en cas d’absence de Plan de Prévention des Risques (PPR) dans leur commune.
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